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Le coaching : une conduite à 2 mains

Rédigé par Marc Génin

Deux attitudes coexistent dans une action de coaching :

- la première est active avec les outils,
- la deuxième, plus passive est centrée sur l’écoute.

La première va avoir pour objet d’élaborer avec son client un plan d’action qui aura pour fonction d’identifier les comportements considérés par le client comme perfectibles, en s’appuyant sur une boîte à outils que le coach met à sa disposition.

Par ailleurs, le coach est avant tout une grande oreille pour son client, et c’est là que se situe la deuxième attitude. C’est dans la concomitance de ces deux attitudes du coach que le véritable épanouissement de la personne va se produire.



Une boîte à outils

Il est en effet illusoire de croire que l’on devient coach en s’appuyant uniquement sur une expérience du terrain, et sans être capable d’apporter un minimum de structure à la personne accompagnée.

Ces repères rassurent et permettent à celle-ci de se positionner dans le temps et dans l’espace ; les différents outils du coach serviront de balise.

C’est aussi la raison pour laquelle, il est normal que le coach dispose d’un minimum de repères du monde de la psychologie, car, dans ce domaine particulièrement, celui qui accompagne ne peut conduire celui qui est accompagné au delà de là où il est lui même arrivé.

Les risques de perversion sont très importants... Ceci est redoutable pour le coach et l’exigence pour lui est immense : le travail sur lui ne s’arrête jamais…



C’est pour cette raison que la supervision du coach est indispensable.

Il appartiendra au coach, peut être, à un certain stade de la démarche de se faire relayer ; c’est avec son superviseur que cette décision se prendra.

Par ailleurs, ceci le met en permanence en situation de cible sur laquelle les critiques peuvent converger. Ceci explique le fait que les démarches de coaching sont parfois réalisées de façon très discrètes ; c’est une façon de se protéger aussi bien pour le coach que pour celui qui est accompagné.

Dans ce contexte, on mesure à quel point le fait de disposer de quelques outils de travail est rassurant pour le coach comme pour la personne accompagnée. On veillera au mode d’emploi de ces outils, car, ici comme ailleurs, le « comment » on utilise un outil est plus important que l’outil lui même.



Une grande oreille

Portons un regard sur la deuxième attitude à laquelle nous faisions allusion dans notre introduction. Il s’agit de l’écoute.

Le coach est avant tout une grande oreille, disions-nous : Ecoute de la personne dans son contexte organisationnel, ainsi que dans le mode relationnel qui s’est noué dans la dite organisation.

En effet, ce qui va se passer dans une démarche de coaching n’est écrit dans aucun manuel, ni dans aucun descriptif de processus aussi perfectionné soit-il. Peut être, certaines situations sont-elles prévisibles, mais la situation devant laquelle on se trouve reste toujours spécifique ; l’être humain n’est-il pas unique ?



Les signaux faibles sont importants et sont toujours à l’origine d’un étonnement, d’un émerveillement de la part du coach comme de la personne accompagnée.

C’est toujours au cœur du problème que se trouve la solution et non dans l’environnement extérieur ou dans une méthode. C’est dans cette écoute active que le processus de discernement peut avoir lieu.

Faire cohabiter ces deux attitudes, comme dansent les deux mains d’une même personne est une clé essentielle pour une action de coaching réussie.



Auteur de l'article : Marc Génin
Son profil de coach
Son offre de service

Ilustration : Drawing Hands, 1948 , M.C Escher

Article mis en ligne le 15/05/03




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