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Position Haute / Position Basse: laquelle est la meilleure pour le manager ?

Rédigé par Laurent Caudron

Position haute / Position basse sont des notions de systémique. Utiles à connaître mais plus encore à mettre en oeuvre, pratique de coach par excellence, tout manager les utilisera s'il veut déléguer, responsabiliser, impliquer.


EXPLICATION

La position haute est celle de la personne qui sait mieux, qui est plus puissante. C'est la position de la personne qui montre, qui parle, qui donne des ordres et qui exerce le pouvoir.

À l'inverse, la position basse est celle de la personne qui ne sait pas, qui ne comprend pas, qui écoute.

Si la position haute et celle du pouvoir et de l'apparence de la puissance, elle est en fait la plus fragile.

L'adage le dit fort bien : Plus le singe monte à l'arbre, plus il montre ses fesses.

La personne en position basse ne montre rien, ne prend aucun risque. Et non seulement elle ne prend aucun risque mais elle amène l'autre à en prendre. Puisque ne sachant rien, elle l'incite à montrer quelque chose et à prendre le risque de se mettre elle-même en échec.

Quel temps fait-il aujourd'hui? Si je dis : « Il fait beau, le ciel est bleu. » Il est facile de le vérifier, et il fort possible que je me trompe.

En revanche, si je dis : « Je ne sais pas! », j'aurai raison de toute façon. Et si je pose la question: « Et selon toi quel temps fait-il? » J'invite l'autre en retour à se mettre en position haute et à prendre le risque de se tromper.

Si vous vous souvenez de l'article "qui porte le singe? ", cela est flagrant. Le responsable qui sait et qui détient la solution peut se rendre vulnérable et se mettre au service de son subalterne s'il maintient sa position haute, s'il est seul à détenir la connaissance, la solution, le pouvoir de décider.



ALORS, POSITION HAUTE OU BASSE POUR LE MANAGER?

Le manager par sa fonction est traditionnellement, le plus souvent, en position haute, celle de celui qui dirige, qui donne les directives, celui qui sait.

A l'inverse, le coach, se place le plus souvent possible en position basse. Il ne sait pas, il ne connaît pas et ne comprend pas le contenu.

Pour coacher, nul besoin de connaître le sujet, le secteur d'activité, d'avoir une expérience et encore moins une expertise, du sujet dont il est question. Ce sur quoi le coach travaille surtout, c'est le processus; le « comment ça marche?». Ce faisant, en position basse, le coach pousse son client à prendre sa position la plus haute possible afin de favoriser l'expression de son savoir, de son potentiel, de son autorité. Ainsi, le champion révèle toutes ses qualités. Le coach oeuvrant au succès de son client accentue et valorise le positif de celui-ci.


SOLUTION IDEALE: LES DEUX!

Alors, pour le manager? La meilleur position est... les deux.

Le manager devient manager-coach et navigue entre les deux positions.

Il accentue sa position haute sur le cadre, les règles de fonctionnement, la direction à prendre, la stratégie, la définition des projets, les résultats à obtenir. Sur ces aspects il détient et affirme son pouvoir, il reste ferme.

Il adopte une position basse sur le contenu pour favoriser la participation, l'implication, la créativité, la responsabilisation et l'autonomie de ses collaborateurs.

Il fait en sorte que les autres s'expriment et se mettent en avant (en position haute), quitte à reprendre les rênes pour arbitrer ou décider.

Donc, comme un coach, le manager (-coach) se place en position haute sur le cadre et sur le processus et en position basse sur le contenu. Après tout, le rôle du manager n'est pas de tout faire lui même mais que tout soit fait et que tous contribuent à faire davantage encore.



Auteur de l'article : Laurent Caudron

Laurent Caudron est coach de dirigeants et de managers. Il exerce sur la région Rhône-Alpes et la Région parisienne.

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