Imprimer

Le syndrome du survivant

Rédigé par Coaching Avenue Ko-Evolution

L'expression « syndrome du survivant » désigne le stress post-traumatique

L'expression «syndrome du survivant» a été utilisée pour la première fois après la Première Guerre mondiale pour désigner le stress post-traumatique vécu par les rescapés de situations extrêmes: catastrophes naturelles, accidents graves comme l’écrasement d'un avion, actes terroristes, conflits armés, combats, torture, camps de concentration, génocides…

Des troubles tels anxiété, souvenirs répétitifs

Pendant plusieurs années, les survivants de ces situations extrêmes peuvent subir des troubles sans liens avec les séquelles physiques de l'événement: anxiété, souvenirs répétitifs, sommeil agité, difficultés de concentration, etc.

Les plus affectés peuvent devenir toxicomanes, dépressifs, suicidaires.


Le stress post-traumatique dans les entreprises

Le monde de l'économie bouge… Toutes les entreprises peuvent être confrontées à une fusion, une restructuration ou des licenciements. Les « victimes » que sont les personnes licenciées bénéficient en général de mesures d’accompagnement pour faciliter leur retour à l’emploi, mais pendant ce même temps, presque rien n'est fait pour les collaborateurs qui restent dans l’entreprise.


Pourtant « survivants » de licenciements et survivants de situations extrêmes se ressemblent !

Le cheminement psychologique et des émotions vécues sont en effet comparables. Tous encaissent un choc initial ; ils développent ensuite, à divers degrés, des problèmes physiques et psychologiques ; ceux qui ont traversé les deux premières étapes s'adaptent tant bien que mal à leur nouvel environnement.

Les symptômes les plus fréquents

Les composantes les plus classiques du "syndrome du survivant" dans les organisations sont montée des émotions (peur, angoisse, culpabilité, colère), modification de l’attitude personnelle touchant la satisfaction au travail, l’identification à l’entreprise, la confiance dans le management et changement de comportement ayant une influence sur la motivation, la volonté d’innover, le turn-over, la productivité.

Cette démobilisation peut donc tuer l'entreprise !


Une nécessaire gestion du « syndrome du survivant »

L’entreprise ne pourra atteindre ses nouveaux objectifs qu’en mobilisant la pleine capacité de ses collaborateurs. Les responsables d’entreprise et managers confrontés à des plans sociaux auront donc à gérer les conséquences du choc traumatique et devront donc se donner les moyens de gérer les réactions des "survivants", consciemment et de manière proactive, pour les accompagner du mieux possible dans l'acceptation du changement.


Pour en savoir plus

Réduction d'effectifs - Effets sur les survivants

- un document présenté par la Commission de la fonction publique du Canada

- un article rédigé par Alain Gosselin, professeur canadien agrégé de GRH

des exemples concrets du « syndrome du survivant » dans les organisations

- dans le dossier du journaliste canadien Jean-Sébastien Marsan initialement publié dans le magazine Recto Verso no. 270 de janvier-février 1998 (p. 22-33).

des pistes d’action pour éviter le syndrome du survivant

- sur le site d’apprentissage et de perfectionnement de la Gendarmerie Royale du Canada,




Les consultants de Coaching Avenue accompagnent les individus et les organisations en phase de changement ou de développement.

Vous cherchez un coach ?

Vous voulez un interlocuteur unique pour coordonner une intervention plus complexe d'accompagnement du changement ?